Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe
Objectif : lutter contre les idées reçues et rappeler l’importance de faire connaître sa volonté à ses proches.
Le CHU de Nîmes mobilisé pour la Journée nationale du don d’organes
À l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, le CHU de Nîmes a organisé une action de sensibilisation majeure. L’objectif de cette initiative, menée conjointement par la coordination hospitalière des prélèvements d’organes et l’association France Rein Occitanie Gard-Lozère, était de dissiper les idées reçues et de rappeler l’importance cruciale de faire connaître sa position à ses proches.
Lever les confusions sur le don
Le personnel hospitalier et les bénévoles présents sur place ont insisté sur un principe essentiel en France : le consentement présumé. Nous sommes tous donneurs potentiels par défaut, sauf si nous avons exprimé un refus de notre vivant.
Parmi les points clarifiés lors de cet événement, la confusion entre le don d’organes et le don du corps à la science a été largement abordée. Il est important de noter que ces deux démarches sont compatibles. Une personne peut choisir de donner son corps à la science tout en autorisant le prélèvement de ses organes. De plus, il a été rappelé que les modalités de refus n’ont pas changé récemment : toute personne peut s’inscrire sur le registre national, rédiger un document écrit ou simplement informer son entourage.
La nécessité de l’échange en famille
La discussion au sein de la cellule familiale est apparue comme l’élément central de cette journée. En abordant le sujet avant que la situation ne se présente, on libère ses proches d’une prise de décision complexe et douloureuse. Ils n’ont alors qu’à transmettre la volonté déjà exprimée par le défunt.
Un enjeu de santé publique à Nîmes et partout en France
La situation demeure urgente. Chaque année, des milliers de patients attendent une greffe, qu’il s’agisse de reins, de cœurs, de foies, de poumons ou de tissus. Le CHU de Nîmes a souligné que, loin des idées reçues, il n’existe aucune limite d’âge stricte pour être donneur, chaque cas étant étudié individuellement.
Malgré une augmentation des prélèvements, le nombre de décès par manque de greffons reste alarmant : 852 personnes sont disparues en 2024 faute d’avoir été transplantées à temps. Cette réalité inquiète les associations, surtout face à la réticence croissante observée chez les 18-24 ans. Pour les équipes du CHU et les patients greffés, ce travail de sensibilisation est indispensable : il s’agit, avant tout, d’offrir une seconde chance et de maintenir l’espoir pour ceux qui attendent une greffe.